Voir La Vie En Rose... ...Voir La Vie Du Loup.

Voir La Vie En Rose...  ...Voir La Vie Du Loup.
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Les textes et les photos viennent tous de moi.
Les textes ne sont que pure fiction, sortis de mon imaginaire parfois au combien créatif.
Par conséquent, toute ressemblance avec des faits ou des personnes existants
ou ayant existés ne serait que pur hasard, et n'aura en aucun cas été volontaire.


Merci de bien respecter les droits d'auteur, qui s'appliquent évidemment autant pour les textes que pour les photos
(details en fin d'article, ou sur wikipedia).









Voir La Vie En Rose...
Si l'on admet le rose comme la couleur du sexe,
Ca ve
ut dire voir la vie en sexe...
Euh
naaa ça risque de pas le faire des masses...
Ne parlons pas du rose-barbie il ne vaut pas la peine qu'on le cite.
Peut
-être que le sexe était mieux encore.
M
ais bon le rose c'est comme le rouge avec du blanc,
Le
rouge c'est l'amour et le blanc c'est la pure.
Voir un
monde d'amour et de pureté, ça c'est déjà plus cool,
Mais en fait dans la vraie vie le monde n'est pas rose,
Et
c'est peut-être pas plus mal.

Si l'eau, le ciel, les arbres, l'herbe, les jeans étaient roses...
E
t t'imagines si l'air était rose ?! On ne se verrai même plus.
Ca s
erait plutôt bête quand même tu crois pas ?
Moi je vois le monde autrement.
Ni
comme il est, ni comme les autres le voient.
Normal, t
out le monde le voit autrement.
Mai
s pour moi, le monde, c'est avant tout de la Terre,
Av
ec de l'eau (bleue et pas rose) dessus.
C'est d
es rivières, des montagnes, des forêts,
Dan
s lesquelles il y a des plantes, des arbres,
D
ans lesquelles vivent des oiseaux,
Des rep
tiles, des insectes, des mammifères,
Dont les fauves, les pachidermes, les canidés...
Do
nt le Loup...
D'ailleur
le Loup a tendance à ne pas voir ce qui l'entoure qu'avec ses yeux ambrés...
I
l le voit avec ses oreilles, ses coussinets, ses poils, sa queue, sa truffe.
Il hurle à ce cercle de lumière que l'on voit la nuit dans le ciel,
D
onnant l'impression que celui-ci est troué (Alexz Johnson) ...

La
Lune attire-t-elle la mer plus qu'elle fascine le Loup ?




/!\ Les droits d'auteurs /!\ : droit moral et droit patrimonial.
Le droit moral vise à protéger « la personnalité » de l'auteur au travers de son ½uvre et à respecter celle-ci. Il consiste pour l'auteur au droit au « respect de son nom, de sa qualité, de son ½uvre », bref son image, sa notoriété (Art. L. 121-1).

Le droit moral regroupe plusieurs droits, ce qui a conduit parfois la doctrine à parler de « droits moraux » plutôt que de « droit moral » :

Le droit de divulgation : il permet à l'auteur de décider quand son ½uvre est terminée et qu'elle peut être divulguée au public.
Le droit de paternité : l'auteur a le droit de revendiquer la paternité de son ½uvre. Cela se traduit généralement par la mention de l'auteur lors de l'exploitation de l'½uvre.
Le droit au respect de l'intégrité de l'½uvre : l'auteur peut s'opposer à toutes modifications, déformations ou mutilations de son ½uvre. Le droit moral est attaché à la personne de l'auteur.
*Details : Wikipedia.*
# Posté le vendredi 28 décembre 2007 13:10
Modifié le mardi 05 août 2008 06:14

La Balançoire.

La Balançoire.
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N'importe qui aurait frissonné à sa place. N'importe qui aurait eu peur, dans cette forêt sombre et humide, dont les arbres, en cette fin d'automne, ressemblaient à des squelettes décharnés, implorant le repos. N'importe qui se serait cru observé par milles esprits cachés dans l'ombre...
***Mais pas elle. Elle cherchait l'obscurité des arbres, à travers lesquels elle percevait parfois le disque argenté de la nuit. Elle cherchait l'humidité de cette forêt... C'est là qu'elle se sentait bien. Elle aimait y marcher tard le soir, seule, laissant s'agiter ses longs cheveux noirs derrière elle, comme animés par la légère brise nocturne. Elle aimait y sentir la fraicheur du vent sur son visage. Elle aimait entendre les arbres murmurants d'obscurs propos.
***Non qu'elle aimait la peur, et qu'elle recherchait le frisson, mais au contraire, c'est dans cette forêt centenaire qu'elle se sentait bien. On aurait pu croire qu'elle ne ressentait pas l'oppression de ces sombres esprits que tout le monde redoutait de troubler, mais, au contraire, elle les sentait plus présents que personne. Elle les sentait plus forts, plus vifs, aussi vivants qu'elle l'était. Mais ils ne l'oppressaient pas. Ils ne la scrutaient pas. Non, ces regards posés sur elle la protégeaient.
***Elle voulait s'éloigner de l'homme. Dans cette forêt, elle quittait le bruit des voitures pour celui de ses pas dans les feuilles mortes, elle quittait tous les bruits parasites de la ville pour son seul souffle lent et régulier. Elle fuyait l'odeur des pots d'échappement pour ne sentir que l'humidité de l'écorce. Comme chaque soir elle marchait. Elle ôta ses chaussures. Elle voulait communier avec le sol, se sentir comme possédée par lui. Peut-être l'était-elle en fait, cela ne l'aurait pas gêné.
***Elle avançait, pas à pas, les pieds nus sur ce sol encore marqué de flaques par l'averse qui était tombée la veille, mais elle ne sentait pas le froid lui mordre ses jeunes pieds pourtant si fragiles.
***Elle respectait profondément les arbres, ses arbres qui avaient déjà déployés leurs longues branches cent ans avant sa naissance, et qui seront toujours là cent ans après sa mort... Ses arbres que tout le monde considérait comme muets, elle savait qu'ils cessaient de communiquer, et qu'il suffisait de tendre l'oreille et d'ouvrir son c½ur et son âme pour les entendre... Eux ne disaient que la vérité, des vérités sombres et anciennes, alors que l'Homme lui, n'est que tromperie et mensonge.
***Mais ce soir, elle ne marchait pas uniquement pour se retrouver dans cet univers, dans cette forêt, où elle se sentait plus à sa place que dans les villes des hommes. Ce soir là, elle s'enfonça plus profond encore dans cette forêt, peut-être plus loin qu'aucun humain n'a jamais osé pénétrer. Et c'est là, au pied d'un vieil arbre plus sinistre encore que les autres, qu'elle défi ses lacets pour s'en servir comme d'une corde.
***Elle savait que personne ne comprendrait. Personne ne savait ce qu'elle savait. Personne ne savait que la nature sauvage et vierge de toute trace humaine est la plus belle chose au monde. C'est pour ça que, chaque soir, depuis si longtemps, elle venait se réfugier entre les arbres, sans même que sa mère n'en ai le doute. Personne ne se souciait d'où elle pouvait être, alors, après tout, autant être là où elle se sentait le mieux. Mais venir en forêt quelques petites heures chaque nuit ne lui suffisait plus. Elle voulait y rester, pour toujours. Rester avec ces arbres et ces animaux, pour l'éternité...
***La dernière chose qu'elle se demanda avant de quitter ce monde, c'est si on la retrouvera un jour, se balançant lentement, au rythme du vent, au bout d'une branche de cet arbre centenaire, sereine, souriante, et elle espéra ne pas être décrochée, car elle semblait là être à sa place, comme une jeune enfant riant, jouant sur sa balançoire.

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Adolescente en mal de vivre, attirée par le vide,
car les adultes ne l'ont toujours pas comprise.
El Matador, Adolescente en mal de vivre.

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# Posté le vendredi 28 décembre 2007 14:04
Modifié le samedi 26 juillet 2008 08:05

Enfant au front.

Enfant au front.
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19 octobre.
***La guerre continue de faire rage, et il ne se passe pas un jour sans que je n'entende ma mère pleurer, dans sa chambre, discrètement. Cela fait maintenant 2ans que mon père est mort au combat. Depuis, c'est moi celui qu'on appelle l'homme de la famille, celui qui, à seulement 14ans, est responsable de ses 2 petits frères de 7 et 12ans, et de sa jeune petite soeur de 3ans. J'ai maintenant l'âge. Je vais aller me battre pour mon pays.

12 novembre.
***Mon corps est sale, le camp est sale, et par dessus tout, j'ai froid. Je viens d'arriver dans ce camp, avec d'autres hommes, en renfort. Hier le campement a subit une attaque. Mon voisin Henri, vigneron reconverti en soldat depuis 1ans, a été abattu d'une balle dans la poitrine. Comment le prendra sa femme, lorsqu'elle sera mise au courant ? Je suis desesperé avant même de vraiment connaître le front. Henri était pour moi un modèle. Je me redonne un semblant de courage en me disant que vous pourez lire ce journal que je vais m'appliquer à remplir soigneusement aussi souvent que possible, maman, mes frères, ma soeur, et même si je meurs, vous ne m'oublierez pas, et je reverrai papa.

14 novembre.
***J'ai du mal à rester eveiller. Je ne suis pas de garde ce soir. Et pourtant je ne veux pas dormir. J'ai tellement peur de refaire ce cauchemard, où Henri laissa tomber son fusil pour attrapper mon uniforme, où il me murmure à l'oreille qu'il fallait, lorsque j'aurai une permission, que j'aille voir sa femme pour lui dire qu'il l'aime, qu'il l'aime et que c'est la seule chose qui compte. J'ai peur de m'endormir et de ne plus me reveiller, étant mort de froid, ou tué par les ennemis, nous ayant attaqués par surprise pendant mon sommeil. J'ai peur que ma mère ne soit pas fière de moi. J'ai peur parce que je n'ai pas le courage des adultes, qui eux l'ont perdu depuis longtemps.

18 novembre.
***Le chef nous a reveillés tôt ce matin. A moins qu'il ne fut pas si tôt. Je ne sais pas trop, j'ai perdu la notion du temps. Le soleil n'apparaît presque plus. Ma vie devient si sombre. Comme mon coeur, sombre et froid. Humide de mes larmes il serait, si je pouvais encore pleurer. Mais je ne peux même plus. Ce soir nous attaquerons. Depuis quelques temps nous attaquons ou nous defendons, et nombreux sont les corps innanimés après les batailles. Mais rien ne bouge. Nous restons dans notre tranchée, eux dans la leur. Ces combats meurtriers ne mènent à rien.

21 novembre.
***Cela fait maintenant trois jours que nous avons attaqué, et ce n'est que maintenant que j'arrive à peu près à raconter. Les chefs sont contents du résultat. Nous avons effectivement beaucoup tué. Mais combien d'entre nous sont morts ? Combien de veuves et d'orphelins, autant de notre côté que de l'autre ?! C'est donc ça la guerre sur le front ? Toutes ces horreurs, toutes ces attrocités. Après le repas ce soir, Fred, le frère d'Henri, est venu me voir pour me dire d'être fort. Dans 1 mois, les plus jeunes pourront rentrer chez eux pour fêter noël avec leur famille. Noël... Quel interêt. Il y a quelques temps j'étais encore un enfant, ne pensant qu'à m'amuser, à regarder les filles les rares fois où j'en avais l'occasion. Mais maintenant, j'ai vu des hommes mourir sous mes yeux, des hommes avec qui j'avais blagué, des hommes qui m'avaient initié à la Vodka, des hommes qui connaissaient déjà les horreurs auquelles je viens d'assister, mais qui étaient restés courageux pour me preserver encore quelques jours de la peur, qui maintenant noue mon estomac en un noeud incroyablement serré. J'ai vu la peur dans les yeux d'hommes que je n'avais jamais vu cillés. J'avais entendu des hommes forts et robustes pleurer plus que jamais ma petite soeur n'a pleuré. J'ai vu du sang sur moi, sur les autres. J'ai vu des hommes agoniser sous mes yeux. J'ai tué. C'est donc ça la guerre ? Je voudrais être encore un enfant, et n'avoir jamais à connaître tout ça.

6 decembre.
***C'est la Saint Nicolas aujourd'hui. Je pense à ma mère. Comment gère-t-elle mes petits frères et ma petite soeur ? C'est la première fois que ni moi ni mon père ne sommes près d'elle. Je me sens seul. J'aimerai être avec eux. Au lieu de cela, je suis là, les doigts tellements gelés que j'ai du mal à écrire. Je ne parle même pas de l'état de mes orteils. Je me demande si je saurai encore battre mes frères à la course... On attaque à nouveau demain. J'espère que la prochaine attaque que nous ferons sera la bonne, et qu'on avancera. J'espère et pourtant, je n'ai plus d'espoir. On sourit tous, on se raconte des blagues, on rigole on boit, mais on est tous anéantis, et tellement moins nombreux qu'au depart. Trop sont morts, pourquoi continuer à nous battre ?! Nous allons sûrement bientôt nous revolter contre nos chefs et cesser tout combat... Je dois arrêter d'écrire, quelqu'un me demande. Tant pis. De toute façon rien ne sert de se lamenter. Je me suis appitoyé sur mon sort, et voilà que j'ai toujours autant froid, et faim, et je suis toujours aussi sale... Je mettrais ce fouttu journal à jour d'ici là.

*********Les pages suivantes sont toutes vierges.

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J'ai entendu un p'tit, comme un militaire, qui disait :
<< "Enfant-soldat", ça veut rien dire, soit on est enfant, soit on est soldat. >>
Passi, Chambre De Gosses.

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# Posté le jeudi 03 janvier 2008 07:41
Modifié le samedi 26 juillet 2008 08:05

Gare.

Gare.
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La gare était presque déserte. Une vieille dame assise sur un banc attendait le TER de 17h14 pour Paris. Un couple d'amoureux s'embrassait langoureusement, et, non loin, deux balayeurs discutaient tout en débarrassant la gare des mégots et rares papiers qui couraient le long des quais. Un groupe de pigeon, qui picorait les miettes de sandwich ou de chips laissés par les précédents voyageurs, s'envola lorsque le train entra en gare.

***La vieille dame suivit des yeux l'envol des oiseaux, et son regard se posa sur le soleil, encore haut en cette chaude après-midi d'été. Elle rassembla ses forces pour se lever, péniblement, fatiguée par sa longue et parfois si pénible vie. Elle se souvenait de cette après-midi, sous ce même soleil étouffant de fin d'été, dans cette même gare, lorsque, engagée dans la résistance, elle avait tenté de faire dérailler un train. Cette époque est maintenant bien lointaine, mais de temps en temps, les vieilles plaies, bien que cicatrisées, font mal. C'était ce jour là que son jeune époux était mort, n'ayant pas vidé les lieux avant l'explosion de la bombe artisanale. Elle monta dans le train juste derrière le jeune couple, qui ravivait d'autant plus ses anciennes souffrances, et alla s'asseoir à la place qu'elle avait réservée.

***Le jeune homme, vêtu élégamment, avait déposé les bagages de sa chère et tendre à l'endroit prévu à cet effet. Il saisit la main de celle qu'il considérait comme la femme de sa vie et fixa ces petits doigts fragiles, comme essayant de les photographier. Puis il releva la tête. Elle plongea son regard dans le sien, mais elle paraissait distante, comme si elle préférait ne pas accepter son départ. Les adieux sur un quai de gare sont toujours difficiles, et le jeune homme en avait conscience, mais elle devait retourner voir ses parents à Paris, elle pourra revenir quand elle aura sa majorité. Ses parents ne pourront plus s'opposer à leur union. Il la serra contre lui, essayant de lui faire comprendre avec le langage du corps ce que les mots ne savent exprimer. Une larme perla au coin de son ½il alors qu'il lui murmura doucement qu'il l'aimait.

***Deux rangées derrière, un homme encore dans la force de l'âge lisait son journal au travers de lunettes aux verres teintés, protégeant ses yeux du soleil. Un chapeau, noir, tout comme sa chemise, rendait cet homme plus mystérieux encore. Il se laissa distraire par l'arrivée des nouveaux voyageurs et leva la tête afin de les observer. Il avait le regard d'un enfant devenu adulte trop vite. Il grommela et se replongea dans la lecture de la page sport. Son équipe favorite avait encore perdu.

***La jeune femme lâcha lentement le bras de son petit ami et, sans dire un mot, lui fit un signe de la tête lui faisant comprendre qu'il était temps qu'il descende, ce qu'il fit. Elle s'assit, contre la fenêtre, et le regarda lui faire signe depuis le quai. Son regard était plein d'une promesse passionée. Elle l'aurait cru prêt à monter dans le train pour partir avec elle, et elle esperait qu'il ne ferai pas cette betise, cet acte totalement irreflechi. Le contrôleur siffla, et les roues du train contre les rails l'imitèrent. Bientôt, celui-ci avait quitté la gare, et le mystérieux homme du fond du wagon posa son journal pour se diriger vers la jeune femme, qui se leva elle aussi, et lui entoura le cou de ses maigres bras avec plus d'amour que jamais.
- Ca a marché, il croit que je rentre chez mes parents, au terminus, à Paris. J'ai aussi déjà changer de numéro de portable, comme tu me l'avais suggéré. Il ne nous retrouvera jamais.
Quelques instants plus tard, elle ajouta, Je t'aime.

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Car une chose est certaine, il y a toujours un terminus,
maintenant tu es prévenu, la prochaine fois tu prendras l'bus.
Grand Corps Malade, Les Voyages en train.

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# Posté le jeudi 10 janvier 2008 14:14
Modifié le samedi 26 juillet 2008 08:05

15.01. Quand la réalité dérape pour devenir fiction. Quand la fiction rattrape la réalité.

15.01. Quand la réalité dérape pour devenir fiction. Quand la fiction rattrape la réalité.
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- Ich möchte, dass ihr...
La suite ne m'intéresse même pas. Les gens parlent et c'est certainement pour se raconter des futilités. Le cours continue dans ce brouhaha constant auquel je ne m'habitue pas. Ils me donnent mal à la tête, à raconter leur week-end. Ils me dégoutent presque. Si je ne pensais qu'à l'instant présent et laissais les instincts animaux enfouis en chaque humain refaire surface en moi et me contrôler, je me lèverai et quitterai immédiatement cette salle infestée de jeunes adolescents trop insouciants à la douleur d'autrui, trop souciants du prix de leurs chaussures... Je ne prendrais même pas le soin de ranger mes affaires, ou de donner une quelconque explication au prof. Mais où irai-je, de toute façon ? Cette troupe d'abrutis serait capable d'envoyer l'un d'eux me rechercher... Ca servirait juste à attirer l'attention sur moi et là, ils ne me lâcheront plus. Autant essayer de me faire oublier. Si seulement ils pouvaient la fermer. Le prof aussi d'ailleurs. Fermez la tous. Fermez votre bouche et ouvrez un peu votre c½ur.

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Je vous l'avoue,
je n'ai pour vous que du dégoût....
Roméo et Juliette, La Haine.

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# Posté le mardi 15 janvier 2008 16:28
Modifié le lundi 28 juillet 2008 07:53